illustration_bac01Cloclo serait mort bêtement. Electrocuté dans la baignoire de son appartement parisien, alors qu'il tentait de redresser une applique défectueuse. "Une mort des suites d'un banal accident domestique", certes, "mais qui semblait inéluctable", selon le réalisateur Bertrand Tessier, qui a enquêté de long mois.

Il a d'abord retrouvé et réuni les personnes présentes dans l'appartement du chanteur au moment du drame, notamment sa femme Kathalyn Jones, et le sapeur-pompier qui tenta en vain de ranimer la star, sans même se rendre compte qu'il s'agissait de Claude François.

Cette disparition tragique "qui prit un aspect romanesque compte tenu du statut d'idole absolue du chanteur", rappelle Tessier, et qui "alimenta les rumeurs les plus folles", apparaît, à la lueur des éléments rassemblés par le réalisateur, quasi inéluctable.

Tout avait commencé trois mois avant le décès de l'artiste, le 11 mars 1978. Claude François avait fait parvenir plusieurs notes de services à ses collaborateurs au sujet de l'applique défectueuse de la salle de bain de son appartement parisien. En vain, jusqu'au 7 mars, où un électricien fut obligé de renoncer à réparer la lumière, personne n'osant réveiller l'autoritaire chanteur, grand adepte de la grasse matinée.

Le jour précédent son décès, Claude François, voulant se reposer, se rendit dans son moulin de Dannemois, au sud de Paris. Mais en arrivant sur les lieux, il s'aperçut que l'électricité avait été coupée, car personne n'avait pris soin de régler la facture.

De retour à son appartement, les plombs sautent ... Funeste présage, puisque c'est le lendemain matin qu'il meurt. Exaspéré que rien n'ait été fait au sujet de l'applique défectueuse, Claude François tente de la réajuster, alors qu'il se tient dans sa baignoire. Il s'électrocute sous les yeux de sa femme.

En cinq jours, l'électricité aurait scellé son destin.

"La vérité sur la mort de Claude François" de Bertrand Tessier, présenté par Laurent Delahousse. Le 4 juillet, 23h15, sur France 2.